" Les médias au service de l'Histoire "

 

Tout commence en avril 2018 avec une photo sortie des archives du Musée de la Résistance Bretonne...

Ce que l’on sait
Cette photo a été prise lors de la venue du Général de Gaulle à Saint-Marcel le 27 juillet 1947 mais qui est cette femme à l’air grave ? Et pourquoi porte-t-elle la Croix de Guerre ?

 

L’appel du 11 avril....

Cet appel sera vu par plus de 100 000 personnes en 1 mois
2558 partages de l’appel sur Facebook entre le 11 avril et le 29 mai

 

Post Facebook Musee Mere SamsonRETOUR EN DATES SUR LE FORMIDABLE ENGOUEMENT DES MEDIAS

- 11 avril : Post Facebook du Musée de la Résistance Bretonne
- 12 avril : France 3 Bretagne relaie l’appel dans son émission «Le 19.20»
- 9 mai : Le Télégramme lance un appel à témoin et retrouve l’identité de la femme, reconnue par son petit-fils
- 24 mai : France 2 consacre un reportage au «Journal de 13h» sur Madame Samson
- 31 mai : Le Mémorial de Caen relaie le reportage de France 2, via le Facebook du Musée

On l’appelait la mère Samson...

Son histoire, un destin familial tragique, intimement lié à l’Histoire de la seconde guerre mondiale.

Marie-Julienne Gautier nait à Plumelec le 26 août 1878. Elle se marie à Eugène Morizur, avec qui elle aura 3 enfants. A la mort d’Eugène, elle épousera en seconde noce, Ernest Samson.
Et puis la guerre éclate et avec elle cette famille morbihannaise.

Ernest Samson, son mari, Résistant dans la 7 e compagnie du 8 e bataillon FFI du Morbihan, sera dénoncé, arrêté et torturé, il mourra à Dora en déportation.

Eugène Morizur, son fils, chef FFI de Plumelec, sera exécuté le 12 juillet 1944 à Kerihuel en Plumelec, auprès du Capitaine SAS Pierre Marienne.

Armande Morizur, sa belle-fille, femme d’Eugène Morizur, arrêtée au cours d’une rafle à Plumelec le 27 juin 1944, torturée, elle succombera à ses blessures le 29 juin.
Elle perdra également 2 neveux, 1 petit-fils, sa soeur, son mari et leur petite fille entre le printemps et l’été 44.

Madame Samson reçoit la Croix de Guerre avec palme décernée à titre posthume à son fils Eugène Morizur, des mains du Général de Gaulle, lors de sa venue à Saint-Marcel le 27 juillet 1947.